Tu veux savoir si c’est le bon moment pour vendre ou acheter à Mimizan ? En tant que conseiller immobilier implanté ici depuis plus de seize ans, c’est une question que j’entends tous les jours. Et ma réponse est de plus en plus nuancée. Car au-delà des tendances de prix et de la qualité de vie exceptionnelle qu’offre notre commune, un phénomène naturel façonne plus que jamais notre avenir : le retrait du trait de côte. Loin d’être une menace lointaine, l’érosion du littoral est une réalité visible, mesurable, qui influence déjà les décisions des acheteurs, des vendeurs et des investisseurs.
Chaque année, le littoral de Mimizan recule en moyenne de 1,1 mètre [1]. Ce chiffre, froid et technique, cache une réalité que j’observe au quotidien sur le terrain. Des dunes qui se fragilisent, des accès à la plage qu’il faut régulièrement réaménager, et surtout, des questions de plus en plus précises de la part de mes clients sur la pérennité de leur patrimoine. La peur de voir son bien perdre de la valeur est légitime, tout comme l’envie de profiter de ce cadre de vie unique entre océan et forêt.
Cet article a pour but de t’apporter un éclairage complet et transparent. Nous allons d’abord comprendre ensemble ce qu’est le retrait du trait de côte et pourquoi Mimizan est particulièrement concernée. Ensuite, nous analyserons son impact concret sur le marché immobilier local, quartier par quartier. Enfin, nous découvrirons les solutions et les stratégies mises en place pour protéger notre littoral, afin que tu puisses prendre les meilleures décisions pour ton projet immobilier en 2025.

Comprendre le retrait du trait de côte à Mimizan
Avant de parler de prix au mètre carré et de stratégie de vente, il est essentiel de comprendre le phénomène qui redessine notre littoral. Le retrait du trait de côte n’est pas une fatalité, mais une dynamique complexe qu’il faut connaître pour mieux l’anticiper.
Qu’est-ce que le trait de côte et pourquoi recule-t-il ?

Le trait de côte, pour le dire simplement, c’est la ligne qui sépare la terre de la mer. Sur notre littoral sableux aquitain, cette ligne n’a jamais été figée. Elle a toujours évolué au gré des marées, des courants et des vents. Cependant, depuis plusieurs décennies, ce mouvement naturel s’est transformé en un recul quasi continu, accéléré par le changement climatique. La montée du niveau de la mer et l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des tempêtes viennent grignoter inexorablement la plage et la dune.
À Mimizan, ce phénomène est particulièrement visible. Nos immenses plages de sable fin et notre cordon dunaire, qui font la fierté de la Côte d’Argent, sont aussi notre première ligne de défense. Mais ils sont fragiles. Comme je l’explique souvent à mes clients lors de visites, il suffit de se promener sur la plage pour le constater : là où les Mimizannais posaient leur serviette il y a vingt ans, la mer vient désormais lécher les pieds des promeneurs à marée haute. C’est un spectacle permanent qui nous rappelle que l’océan est un voisin puissant.
Les chiffres clés du recul à Mimizan (2000-2025)
Les observations de terrain sont confirmées par des données scientifiques précises, issues notamment du Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) de 2017 et des suivis de l’Observatoire de la Côte Aquitaine. Ces chiffres, loin d’être alarmistes, permettent d’objectiver la situation.
Le littoral de Mimizan connaît un taux de recul moyen de 1,1 mètre par an. Ce chiffre masque cependant des disparités importantes. La zone urbanisée de Mimizan-Plage, protégée par des ouvrages, connaît une érosion plus faible, inférieure à 1 mètre par an. En revanche, les secteurs plus sauvages au nord et au sud peuvent subir des reculs bien plus marqués.
Les observations de terrain sont confirmées par des données scientifiques précises, issues notamment du Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) de 2017 et des suivis de l’Observatoire de la Côte Aquitaine. Ces chiffres, loin d’être alarmistes, permettent d’objectiver la situation.
Le littoral de Mimizan connaît un taux de recul moyen de 1,1 mètre par an. Ce chiffre masque cependant des disparités importantes. La zone urbanisée de Mimizan-Plage, protégée par des ouvrages, connaît une érosion plus faible, inférieure à 1 mètre par an. En revanche, les secteurs plus sauvages au nord et au sud peuvent subir des reculs bien plus marqués.
Les études historiques menées par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) montrent que ce phénomène n’est pas nouveau. Entre 1966 et 2002, un recul de 25 mètres a été mesuré entre les deux épis de la plage nord [2]. Mais la tendance s’accélère. En se basant sur ces dynamiques, le PPRL a établi une projection à 100 ans qui anticipe un recul potentiel de 110 mètres, auquel il faut ajouter un recul supplémentaire de 20 mètres en cas d’événement tempétueux majeur.

| Période | Secteur | Évolution observée | Source |
| 1966-2002 | Plage nord (entre les épis) | Recul de 25 m | BRGM RP-51877-FR [2] |
| 2000-2025 | Ensemble du littoral | Recul de 1.5 à 2 m/an | Observatoire Côte Aquitaine [4] |
| Projection 2025-2125 | Ensemble du littoral | Recul de 110 m (scénario moyen) | PPRL Mimizan 2017[1] |
Ces chiffres interpellent, et j’entends souvent des habitants de longue date me dire : « On ne reconnaît plus la plage de notre enfance ». C’est une réalité qui ancre la question de l’érosion dans le quotidien de chacun.
Les tempêtes qui ont marqué Mimizan (2006-2025)

Le recul du trait de côte n’est pas un processus linéaire. Il est ponctué d’événements extrêmes qui peuvent provoquer en quelques heures des dégâts équivalents à plusieurs années d’érosion. À Mimizan, plusieurs tempêtes ont profondément marqué les esprits et le paysage.
L’hiver 2013-2014 reste un événement de référence. Une succession de fortes houles a provoqué un recul généralisé de plus de 10 mètres sur la côte sableuse, le sommet de la dune étant même atteint par les vagues au sud du Courant [3]. Beaucoup de Mimizannais se souviennent des dunes éventrées et des escaliers d’accès à la plage littéralement emportés
par l’océan.
Plus tôt, la tempête Klaus en 2009, bien que principalement un ouragan de vent, avait montré la vulnérabilité de notre territoire. Comme me le racontait un propriétaire forestier, « chaque famille ici a une anecdote liée aux pins couchés ou aux coupures d’électricité prolongées ».
Plus récemment, l’hiver 2023-2024 a été classé comme le troisième plus intense en Nouvelle-Aquitaine. Les tempêtes Ciaran et Domingos (novembre 2023) ont provoqué un ensablement spectaculaire des rues de Mimizan-Plage, illustrant l’intensité de l’érosion éolienne qui accompagne ces phénomènes marins. Ces événements, de plus en plus fréquents, nous rappellent que la protection de notre littoral est un enjeu permanent.

Impact du retrait du trait de côte sur l’immobilier à
Mimizan
Le recul du littoral n’est pas qu’une affaire de géographes et de scientifiques. À Mimizan, c’est un sujet qui s’invite à la table des négociations immobilières. Il redéfinit la notion de « bel emplacement », influence les prix et pousse les acheteurs à une analyse plus fine des risques et des opportunités.
Évolution des prix immobiliers à Mimizan (2020-2025) : un marché paradoxal
Face à ce contexte d’érosion, on pourrait s’attendre à un marché immobilier frileux. C’est tout le contraire qui s’est produit. Mimizan a connu une croissance des prix exceptionnelle ces cinq dernières années. Au 1er juillet 2025, le prix médian atteint 3 989 €/m², soit une augmentation spectaculaire de +78% sur cinq ans [9]. Cette dynamique, bien supérieure aux moyennes nationales, témoigne de l’attractivité intacte de notre commune, portée par une qualité de vie incomparable et un report post-Covid vers le littoral.
Cependant, une analyse plus fine révèle des disparités croissantes entre les quartiers. En tant que conseiller immobilier, je constate que si Mimizan-Plage reste le secteur le plus prisé, les questions sur l’érosion se multiplient lors des visites, et un rééquilibrage s’opère au profit de zones jugées plus sûres.
| Quartier | Prix moyen au m² (2025) | Profil type & Attractivité |
| Mimizan-Plage | 4 792 €/m² | Très forte demande pour les résidences secondaires et la location saisonnière. Le risque est connu, mais souvent mis en balance avec la rentabilité et le plaisir de la vue mer. |
| Bel-Air | 4 160 €/m² | En pleine hausse. C’est le compromis idéal pour les familles qui cherchent le calme, la proximité de la plage et du courant à pied, avec un sentiment de sécurité accru. |
| Mimizan-Bourg | 3 193 €/m² | Marché stable, idéal pour les primo-accédants et la vie à l’année, avec tous les commerces et services à portée de main, loin des préoccupations directes du littoral. |
Zones à risque : quels quartiers sont concernés ?

La question n’est plus de savoir si le trait de côte recule, mais où et comment ce risque est géré. Depuis l’intégration du Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) au Plan Local d’Urbanisme (PLU) en 2017, la commune a clairement identifié les zones exposées. Des secteurs, notamment en front de mer, ont été classés en « zone rouge », où toute
nouvelle construction est désormais inconstructible.
Depuis le 1er janvier 2023, la loi Climat et Résilience a ajouté une couche de transparence obligatoire : toute annonce immobilière, pour la vente ou la location, doit mentionner si le bien est situé dans une zone exposée au recul du littoral. En tant que professionnel, je vois cette obligation non pas comme un frein, mais comme une nécessité pour une transaction saine. Il est crucial que l’acheteur soit pleinement informé.
Cette réglementation a des conséquences très concrètes. Comme je l’explique souvent, « j’ai accompagné des familles qui, surprises par ce zonage, ont dû réorienter leur projet immobilier ». Un terrain qui semblait idéal sur le papier peut se révéler inconstructible, ou soumis à des contraintes très fortes.
Dévalorisation ou valorisation ? Le paradoxe du marché mimizannais
Une étude nationale de la FNAIM de juillet 2024 a montré que les villes littorales françaises exposées au risque d’érosion voyaient leurs prix baisser de 3,9% sur 18 mois, contre seulement 0,9% pour les autres [10]. Mimizan fait figure d’exception en maintenant une forte croissance. Pourquoi ? Parce que son attractivité globale (qualité de vie, nature
préservée, dynamisme) compense, pour l’instant, la perception du risque.
Cependant, on assiste à un phénomène de report de valeur. Les acheteurs, mieux informés, sont plus prudents. Ils recherchent la sécurité sur le long terme. Résultat : les habitations en retrait du littoral, que ce soit au Bourg, dans le quartier de Bel-Air ou en bordure de forêt, gagnent mécaniquement en attractivité. Comme je le dis souvent, « les
investisseurs avisés commencent déjà à se positionner sur ces zones tampons ». Ils achètent la tranquillité d’esprit.
En parallèle, « les propriétaires de maisons proches de la dune sont particulièrement
sensibles au recul du littoral ». Ils sont conscients que la valeur de leur bien dépendra de
plus en plus des actions de protection mises en œuvre par la collectivité.

Vendre sa maison à Mimizan en 2025 : le poids décisif des règles d’urbanisme

L’emplacement exceptionnel ne fait plus tout. Les contraintes réglementaires sont devenues un facteur qui peut faire basculer une vente. J’en ai fait l’expérience personnellement.
« J’ai moi-même eu le cas d’un bien avec un emplacement exceptionnel sur la dune nord, mais la vente n’a pas pu se faire. Les acheteurs, bien que séduits par la vue et la situation, ont dû renoncer car les règles d’urbanisme renforcées ne permettaient ni agrandissement, ni même l’ajout d’une piscine. C’est un facteur décisif aujourd’hui. »
Ce témoignage illustre parfaitement la nouvelle réalité du marché. La valeur d’un bien n’est plus seulement liée à ses caractéristiques intrinsèques, mais aussi à son potentiel d’évolution, aujourd’hui fortement contraint dans les zones exposées.
C’est ici que l’on peut saluer la sagesse de la politique d’urbanisme de Mimizan.
« Contrairement à des communes comme Biscarrosse, Mimizan a su préserver son littoral de constructions massives en front de mer. Cette politique prudente nous protège aujourd’hui de scénarios catastrophes comme l’arrêté de péril et la démolition d’immeubles. »
En effet, en n’autorisant pas la construction de grands ensembles en copropriété sur sa dune, Mimizan a évité les situations dramatiques vécues à Soulac-sur-Mer avec l’immeuble « Le Signal » ou à Biscarrosse avec les villas en péril. Cette gestion plus durable est un gage de sécurité pour l’avenir et un argument de poids pour rassurer les acquéreurs.
Techniques et investissements pour protéger le littoral
mimizannais
Face à l’avancée de l’océan, Mimizan ne reste pas les bras croisés. Loin de l’image d’un territoire qui subit, la commune et la Communauté de Communes ont mis en place une stratégie volontariste, dotée d’investissements significatifs. L’objectif n’est plus de mener une guerre perdue d’avance contre la nature, mais d’accompagner intelligemment ses mouvements pour préserver les biens et les personnes.
La stratégie locale de gestion du trait de côte (2016-2029)
Depuis 2016, Mimizan s’est dotée d’une stratégie locale de gestion de la bande côtière, qui a mobilisé près de 10 millions d’euros sur la période 2016-2029. Ce budget conséquent, co financé par l’Union Européenne, l’État, la Région Nouvelle-Aquitaine, le Département des Landes et les collectivités locales, a permis de déployer une série d’actions concrètes et visibles sur le terrain.
La première génération de cette stratégie (2016-2023) a permis de réaliser des opérations de grande envergure. Une deuxième génération (2024-2029), dotée d’un budget
prévisionnel de 4,16 millions d’euros, est désormais à l’œuvre pour pérenniser et affiner ces actions.
| Action | Description | Secteur | Période |
| Rechargements en sable | Apport massif de sable par camions pour reconstituer le haut de plage et renforcer le pied de dune. | Plage Sud et Nord du Courant | Opérations majeures en 2021, suivies d’actions annuelles. |
| Installation de filets coco | Dispositifs biodégradables qui piègent le sable transporté par le vent pour aider la dune à se reconstituer naturellement. | Dunes Nord et Sud | En continu depuis 2016. |
| Consolidation d’ouvrages | Renforcement des enrochements et des défenses existantes pour protéger les zones les plus urbanisées. | Secteurs « transition » et « littoral » | 2016- 2023 |
| Reprofilage de ladune Sud | Études techniques prévues pour remodeler la dune de manière plus résiliente. | Dune Sud | Études en 2026 |
Sur le terrain, ces actions font partie du paysage. « Les promeneurs matinaux connaissent bien ces opérations : d’énormes camions déversant des tonnes de sable pour repousser temporairement la mer », une scène devenue familière après les tempêtes hivernales. De même, « les filets coco, perçus d’abord comme des rustines, se sont révélés efficaces année après année pour aider la dune à cicatriser ».
Entretien et stabilisation des dunes par l’ONF
La protection du littoral mimizannais repose aussi sur le travail quotidien et minutieux de l’Office National des Forêts (ONF). Une équipe de près de vingt agents veille sur les 180 kilomètres de dunes landaises et girondines, dont une grande partie se trouve sur notre territoire. Leur mission est cruciale : entretenir et stabiliser le cordon dunaire, qui est notre rempart le plus précieux.
Leurs techniques sont souvent discrètes mais fondamentales :
- Le paillage annuel : des branchages de pins ou de genêts sont disposés sur la dune pour limiter l’érosion par le vent et la pluie.
- Les plantations d’oyats : cette plante, véritable ingénieur écologique, est la meilleure alliée de la dune. Ses racines profondes fixent le sable et contribuent à sa consolidation.
- La mise en défens : des périmètres sont balisés avec de simples poteaux et du fil pour canaliser le public et laisser la végétation se régénérer, à l’abri du piétinement.
En 2021, un projet de restauration de la « dune grise », un habitat prioritaire au niveau européen, a été mené avec un co-financement de l’Union Européenne de plus de 7 000 € [6]. Lors de mes balades avant les visites, il m’arrive de croiser ces agents de l’ONF. Leur connaissance du terrain est une ressource inestimable. Ils sont les gardiens de cet équilibre fragile.

De la lutte active à l’accompagnement des processus naturels
La plus grande évolution de ces dernières années réside dans la philosophie même de la gestion du littoral. Nous sommes passés d’une logique de « lutte contre la mer » à une stratégie d' »accompagnement des processus naturels ». Le discours a changé, et c’est un signe de maturité et de réalisme. « Une évolution qui change aussi le discours des élus lors des réunions publiques », où l’on insiste davantage sur l’adaptation que sur la résistance à tout prix.
Concrètement, cela se traduit par une combinaison de trois approches :
- Perte directe d’habitat : C’est la conséquence la plus évidente. Chaque mètre de dune qui disparaît réduit l’espace vital des espèces qui y vivent.
- Fragilisation de la végétation fixatrice : Les vagues et le vent emportent les oyats, les immortelles et les chardons bleus. Sans leur réseau de racines pour la retenir, la dune devient encore plus vulnérable aux assauts de l’océan.
- Fragmentation écologique : Comme le soulignait un article de 20 Minutes en août 2023, « le recul d’un tiers de la dune du littoral déconnecte les populations entre elles » [11]. Cet isolement rend les espèces plus fragiles et augmente le risque d’extinction locale.
- Déclin de la diversité génétique : Une étude scientifique menée en 2016 par Frey et al.sur les dunes de Mimizan et Lège-Cap-Ferret a démontré un « déclin parallèle de la diversité des espèces et de la diversité génétique » lié aux perturbations humaines et à l’érosion [8].
Protéger la biodiversité de notre littoral n’est donc pas un luxe, mais une nécessité. C’est un enjeu qui nous concerne tous, car la résilience de notre territoire face au changement climatique dépend aussi de la santé de cet écosystème unique.

Vivre à Mimizan face au changement climatique
Le retrait du trait de côte n’est que la partie la plus spectaculaire d’une transformation plus profonde : le changement climatique. À Mimizan, ses effets se font sentir au quotidien et redéfinissent notre façon de vivre, de travailler et de profiter de notre commune. Loin d’être seulement une contrainte, cette nouvelle donne climatique a aussi créé des opportunités inattendues.
Évolution du climat local (2000-2025) : ce qui a changé

En un peu plus de vingt ans, le climat de Mimizan a visiblement changé. Les données confirment ce que les anciens ressentent : les saisons ne sont plus ce qu’elles étaient.
- Des températures en hausse : La température moyenne a augmenté de +0,8 à +1,2°C. Les étés sont plus chauds, dépassant régulièrement les 30°C, et les hivers sont plus doux, avec des moyennes de 7-8°C en janvier. Comme me le disent souvent les habitants, « on ne gratte plus les pare-brise comme avant ».
- Des précipitations différentes : S’il ne pleut pas moins sur l’année, la pluie est répartie différemment. Nous avons des épisodes de pluies très intenses en automne et en hiver, suivis de périodes de sécheresse plus longues au printemps et en été.
Ces changements ont un impact direct sur l’immobilier. « Les acheteurs demandent presque systématiquement la présence d’une climatisation », une requête quasi inexistante dans les années 2000. L’isolation thermique est devenue un critère de choix majeur, car une maison bien isolée est une maison confortable toute l’année et plus économe en énergie.
Adaptation de la vie locale et du tourisme
Ce nouveau climat a profondément modifié le rythme de vie à Mimizan, notamment sur le plan touristique.
Le principal changement est l’allongement de la saison balnéaire. Avec une eau qui reste agréable jusqu’à fin septembre, voire jusqu’aux vacances de la Toussaint, la fréquentation touristique s’est étalée. « Un appartement à Mimizan-Plage qui ne se louait que 8 à 10 semaines dans les années 2000 peut désormais être exploité sur 6 à 7 mois de l’année », me
confiait récemment un propriétaire-bailleur.
Cette évolution a eu un effet domino sur toute l’économie locale. « J’ai vu certains commerçants changer complètement leur modèle économique », passant d’une activité purement estivale à une ouverture quasi annuelle. Les restaurants, les boutiques, les écoles de surf… tout le monde s’est adapté à cette nouvelle manne touristique hors-saison. Les événements culturels et sportifs, comme les triathlons ou les festivals, se multiplient au printemps et à l’automne, profitant d’une météo plus clémente.

Mimizan, une ville balnéaire attractive toute l’année ?
Grâce à ces évolutions, « Mimizan n’est plus seulement une station d’été », mais tend à devenir une ville balnéaire attractive toute l’année. Ce dynamisme attire de nouveaux
profils d’habitants : des retraités qui apprécient la douceur des hivers, mais aussi des télétravailleurs qui peuvent profiter de ce cadre de vie exceptionnel tout en continuant leur activité professionnelle.
Cependant, cette attractivité nouvelle soulève aussi des défis. L’éloignement des grands centres hospitaliers reste une préoccupation pour certains seniors. Je me souviens de ce couple de retraités, tombé amoureux d’une villa face à l’océan, qui a finalement renoncé à son projet, inquiet des délais d’intervention en cas de problème de santé grave. De même, les canicules estivales, de plus en plus fréquentes, posent la question du confort de vie pour les personnes les plus fragiles.
Mimizan se trouve donc à un carrefour. Elle doit trouver le juste équilibre entre le développement de son attractivité et la préservation de sa qualité de vie, tout en s’adaptant aux défis d’un climat qui a déjà changé.
Que faire si vous possédez ou souhaitez acheter à
Mimizan ?
Face à ce constat, une question se pose : faut-il encore investir à Mimizan ? La réponse est oui, plus que jamais, mais pas n’importe comment. En tant que professionnel de l’immobilier, mon rôle est de vous donner les clés pour un projet réussi et sécurisé, que vous soyez acheteur ou vendeur.
Acheter à Mimizan en 2025 : les bons réflexes
Pour acheter en toute sérénité, l’information est votre meilleure alliée. Voici les réflexes à adopter :
- Vérifiez le zonage : Avant même de visiter, consultez le site www.georisques.gouv.fr [12]. Vous pourrez y visualiser le Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) et savoir si le bien qui vous intéresse est dans une zone à risque.
- Privilégiez les quartiers en retrait : Si votre objectif est un investissement patrimonial à long terme, les quartiers du Bourg, de Bel-Air ou en bordure de forêt offrent une plus grande tranquillité d’esprit.
- Exigez la transparence : N’hésitez pas à poser des questions précises au vendeur et à son agent immobilier sur les risques, mais aussi sur les mesures de protection locales. Un professionnel sérieux saura vous répondre et vous fournir les documents nécessaires.
- Anticipez les futurs besoins : Pensez à l’isolation et à la climatisation. Un bien bien isolé et équipé sera plus confortable, plus économe et plus facile à revendre.
« J’explique régulièrement à des familles séduites par des terrains trop proches de la dune les restrictions d’urbanisme. Mon but n’est pas de briser leur rêve, mais de le sécuriser sur le long terme. »

Vendre un bien proche du littoral : stratégies et valorisation
Si vous êtes propriétaire d’un bien en front de mer, pas de panique. La demande pour ces emplacements d’exception reste très forte. Il faut simplement adapter votre stratégie de vente :
- Jouez la carte de la transparence : Le risque d’érosion est une information publique. L’anticiper et en parler ouvertement avec les acheteurs potentiels est la meilleure façon de créer un climat de confiance.
- Valorisez les protections locales : Mettez en avant la stratégie de gestion du littoral mise en place par la commune. Expliquez concrètement ce que sont les rechargements en sable, les filets coco… Montrez que le territoire est proactif.
- Mettez en avant les atouts uniques : La vue sur l’océan, l’accès direct à la plage, le bruit des vagues… Ces éléments ont une valeur inestimable pour de nombreux acheteurs, qui sont prêts à accepter une part de risque pour un cadre de vie exceptionnel.
- Ciblez les bons profils d’acheteurs : Votre bien ne s’adresse peut-être pas à une famille cherchant une résidence principale pour les 50 prochaines années, mais il peut être parfait pour des investisseurs en location saisonnière ou pour des amoureux de l’océan qui connaissent et acceptent les spécificités du littoral.

Les dispositifs d’accompagnement et d’indemnisation

Il est important de savoir que les propriétaires de biens exposés ne sont pas totalement démunis. Des dispositifs existent, même s’ils sont encore en cours de déploiement :
- Le Fonds Barnier : Ce fonds de prévention des risques naturels majeurs peut, dans certains cas très spécifiques, être mobilisé pour financer des acquisitions amiables de biens menacés.
- Le BRAEC (Bail Réel d’Adaptation à l’Érosion Côtière) : Ce nouvel outil juridique, créé par la loi Climat et Résilience, permet d’acheter un bien pour une durée déterminée, jusqu’à ce que l’érosion le rende inhabitable. C’est une façon de dissocier la valeur du bâti de celle du foncier.
En tant que professionnel local, « je me tiens informé en permanence de ces dispositifs pour conseiller au mieux mes clients ». Participer aux réunions publiques sur la gestion du littoral fait partie intégrante de mon métier.
En résumé : Mimizan face au défi du retrait du trait de côte
Le littoral de Mimizan est soumis à une érosion modérée mais constante, d’environ 1,1 mètre par an, ponctuée d’événements tempétueux qui peuvent accélérer brutalement le phénomène. Paradoxalement, cette réalité n’a pas freiné le marché immobilier, qui a connu une croissance exceptionnelle de +78% en cinq ans. On assiste cependant à un rééquilibrage du marché, avec un report de valeur vers les quartiers en retrait, jugés plus sûrs.
Face à ce défi, le territoire s’est organisé. Près de 10 millions d’euros sont investis sur la période 2016-2029 pour accompagner les processus naturels plutôt que de lutter
frontalement contre l’océan. Cette stratégie, combinée à une politique d’urbanisme prudente qui a évité la construction de grands ensembles sur la dune, est aujourd’hui un gage de résilience.
Cependant, cette érosion a un impact indéniable sur la biodiversité unique de nos dunes, un patrimoine reconnu au niveau européen qu’il est impératif de protéger. Acheter ou vendre à Mimizan en 2025 demande donc une connaissance fine du territoire, des réglementations et des dynamiques en jeu.
« Après plus de seize ans d’expérience à Mimizan, je peux affirmer que ce territoire a un avenir prometteur, à condition de faire des choix éclairés, de choisir le bon emplacement et d’anticiper les évolutions. Mon rôle est de vous y aider, avec la transparence et la détermination qui me caractérisent. »

FAQ : Questions fréquentes sur le retrait du trait de côte à Mimizan
Q1 : À quelle vitesse recule le trait de côte à Mimizan ?
Réponse : En moyenne de 1,1 mètre par an sur l’ensemble du littoral. Ce chiffre peut être plus faible en zone urbanisée (moins de 1 m/an) et plus important lors des tempêtes, qui peuvent provoquer des reculs de plus de 10 mètres en quelques jours.
Q2 : Les prix immobiliers baissent-ils à Mimizan à cause de l’érosion ?
Réponse : Non, au contraire. Mimizan a affiché une croissance des prix de +78% en cinq ans. Cependant, on observe un report de la valeur vers les quartiers plus en retrait comme le Bourg ou Bel-Air, qui sont perçus comme plus sûrs.
Q3 : Puis-je encore construire près de la plage à Mimizan ?
Réponse : C’est devenu très difficile. Depuis l’adoption du PPRL en 2017, de nombreuses zones en front de mer sont classées inconstructibles. Il est impératif de vérifier le zonage sur www.georisques.gouv.fr avant tout projet.
Q4 : Que fait la commune pour protéger le littoral ?
Réponse : La Communauté de Communes de Mimizan investit près de 10 millions d’euros entre 2016 et 2029. Les actions incluent des rechargements en sable, l’installation de filets en coco pour fixer les dunes, et la consolidation des ouvrages de défense existants.
Q5 : Mon bien proche de la dune va-t-il perdre de la valeur ?
Réponse : Ce n’est pas une fatalité, mais le risque existe. Sa valeur dépendra de sa distance exacte au trait de côte, de l’efficacité des protections locales et de l’évolution de la réglementation. Une transparence totale lors de la vente est essentielle.
Q6 : Vaut-il mieux investir à Mimizan-Plage ou au Bourg ?
Réponse : Cela dépend de votre projet. Mimizan-Plage offre le meilleur rendement locatif saisonnier mais comporte un risque à plus long terme. Le Bourg est un investissement patrimonial plus sécurisé et gagne en attractivité pour la vie à l’année.
Q7 : Comment savoir si mon bien est en zone à risque ?
Réponse : Le site officiel www.georisques.gouv.fr est la référence. En tant que professionnel local, je peux également vous accompagner pour analyser les documents d’urbanisme et vous donner une information claire.
Q8 : La biodiversité est-elle vraiment menacée par l’érosion ?
Réponse : Oui, absolument. Le site Natura 2000 de Mimizan abrite des habitats et des espèces rares et protégées (Lézard ocellé, Pélobate cultripède) qui sont directement menacés par la disparition de leur milieu de vie.

Le retrait du trait de côte est un défi majeur pour Mimizan, mais c’est un défi que notre territoire a décidé de relever avec pragmatisme et ambition. Loin de l’image d’une côte qui subit passivement, Mimizan s’adapte, innove et investit pour préserver son cadre de vie exceptionnel.
Le marché immobilier, par sa vitalité, prouve que l’attractivité de notre commune reste intacte. Mais il est devenu plus mature, plus exigeant. L’avenir appartient à ceux qui sauront faire des choix éclairés, en conciliant le rêve de l’océan avec le principe de réalité. Que vous soyez vendeur ou acheteur, l’accompagnement par un professionnel qui connaît parfaitement le terrain, ses atouts et ses contraintes, n’a jamais été aussi crucial.
Mon engagement, c’est de vous apporter cette expertise, avec la même persévérance que celle qu’il faut pour protéger notre littoral. Car comme j’aime à le dire : « Le seul moment où tu perds, c’est quand tu abandonnes ».
En savoir plus ?
💬Vous souhaitez connaître la valeur réelle de votre bien à Mimizan ou dans les environs ?
Je vous propose un avis de valeur gratuit et personnalisé, basé sur plus de 25 ans d’expérience et une connaissance fine du marché local.


