Nématode du pin, mérule… Je te dis tout ce qui va changer.

Tu as entendu parler de ce nouveau parasite qui attaque nos pins dans les Landes ? Ou de ces histoires de mérule qui commencent à faire du bruit à Mimizan ? Si tu as un projet immobilier en tête, tu te demandes sûrement : « Qu’est-ce que ça change pour moi ? Est-ce que c’est le bon moment pour vendre ou acheter ? »

Je suis Olivier Roussel. Je vis à Mimizan et je travail à Mimizan, et ces questions, je me les pose aussi. Mais surtout, j’y réponds tous les jours sur le terrain. Alors, loin des discours anxiogènes, je vais te donner l’heure juste. On va parler concret : les risques réels, les impacts sur les prix, et surtout, les bonnes décisions à prendre pour ton projet en 2026.

L’autre sujet qui monte, et dont on parle de plus en plus entre professionnels, c’est la mérule. Oublie la forêt, là on parle d’un ennemi qui s’attaque directement à nos maisons. Et crois-moi, ce n’est pas à prendre à la légère.

Pour faire simple, c’est un ver microscopique qui est un vrai serial killer de pins. Il est transporté par un insecte (le longicorne) qui, en grignotant les branches, lui ouvre la porte. Une fois dans l’arbre, le ver bloque la circulation de la sève et le tue en 1 à 3 mois. C’est radical.

Le point important à retenir : ce parasite est totalement inoffensif pour l’homme et les animaux. Le seul risque, il est pour nos pins maritimes, qui couvrent 75% de notre massif landais.

Immédiatement, une « zone tampon » de 20 km a été mise en place autour de Seignosse. Dans ce périmètre, interdiction de couper ou de transporter du bois. La bonne nouvelle : Mimizan est en dehors de cette zone. Pour l’instant, on n’est pas directement concernés par les restrictions.

Mais il ne faut pas être naïf. La proximité du foyer nous oblige à être hyper vigilants. Le vrai danger, ce n’est pas tant l’insecte qui vole, mais le bois qui voyage. Un camion transportant du bois contaminé peut faire sauter la ligne de défense et amener le problème directement chez nous.

L’impact le plus évident, c’est sur notre cadre de vie. À Mimizan, on a la chance de vivre au milieu des pins. C’est ce qui fait le charme et la valeur de nos maisons. Si ce paysage venait à se dégrader, l’attractivité de la commune en prendrait un coup.

Et l’impact économique, il est déjà là, même indirectement. Un artisan du coin me le confirmait il y a quelques jours : les stocks de bois de pin pour les terrasses sont bloqués à la vente par arrêté préfectoral. C’est la preuve que toute l’économie locale, pas seulement les forestiers, est sur le qui-vive.

L’autre sujet qui monte, et dont on parle de plus en plus entre professionnels, c’est la mérule. Oublie la forêt, là on parle d’un ennemi qui s’attaque directement à nos maisons. Et crois-moi, ce n’est pas à prendre à la légère.

Imagine un champignon capable de dévorer le bois de l’intérieur, au point de menacer la structure même d’une maison. C’est ça, la mérule. On la surnomme « le cancer du bâtiment », et ce n’est pas pour rien. Pour se développer, elle a juste besoin de trois choses : du bois (sa nourriture), de l’humidité (son carburant) et de l’obscurité. C’est la recette parfaite pour un désastre silencieux.

Son terrain de jeu favori ? Les endroits que tu ne vois jamais : derrière un doublage en placo, sous un vieux plancher, dans une cave mal aérée… Elle peut faire des ravages pendant des années avant que les premiers signes (planchers qui s’affaissent, odeur de moisi, boiseries qui gondolent) n’apparaissent. Et là, il est souvent déjà bien tard.

En visitant des maisons toute l’année, je peux te dire que la vigilance est montée d’un cran. J’ai déjà été confronté à des situations suspectes, surtout dans des maisons anciennes qui ont eu un coup de neuf dans les années 60, 70 ou 80. Une vieille fuite de cheminée, une salle de bain sans VMC, un vide sanitaire qui reste humide… ce sont des invitations ouvertes pour la mérule.

Le piège, c’est son côté invisible. Et sa propagation est bien plus vicieuse que celle des termites. Les spores sont volatiles, ce qui rend le traitement et l’éradication beaucoup plus complexes.

C’est LA question qui fâche. Aujourd’hui, pour vendre ta maison à Mimizan, seul le diagnostic termites est obligatoire. Pour la mérule, rien. On peut demander un « état parasitaire » complet, mais ce n’est pas systématique.

Sauf que ça ne va pas durer. La tendance est claire : de plus en plus de départements rendent ce diagnostic obligatoire. Les experts que je côtoie sont unanimes : on va y passer, et probablement très vite. L’échéance de 2026 est sur toutes les lèvres. Les premiers cas locaux vont juste servir d’accélérateur. Attendre que la loi nous y oblige, c’est prendre le risque de découvrir le problème au pire moment.

Si tu as un projet de vente, ces nouvelles règles du jeu t’impactent directement. La meilleure approche ? Anticiper et jouer cartes sur table. C’est la seule façon de vendre bien et sereinement.

Si, comme tout le laisse penser, le diagnostic mérule devient obligatoire, il faudra l’ajouter à la liste des diagnostics à fournir. Et attention, ce n’est pas le même budget qu’un DPE. C’est une vraie expertise.

Les diagnostiqueurs avec qui je bosse sont clairs : la recherche de mérule peut imposer des prélèvements pour analyse en labo. Concrètement, ça veut dire :

  • Un coût par prélèvement : Chaque échantillon envoyé coûte entre 60 et 70 €.
  • Une facture qui peut vite monter : D’après mon partenaire diagnostiqueur, Luc Pasquier, une expertise complète nécessite en moyenne entre 6 et 8 prélèvements pour être fiable. Fais le calcul : à 70 € l’analyse, on dépasse vite les 500 € rien que pour les échantillons, en plus du coût de l’inspection.
  • Des délais en plus : Il faut aussi compter 10 à 15 jours pour avoir les résultats du labo. C’est un délai à intégrer dans ton calendrier de vente.

Soyons directs : un rapport qui mentionne la mérule, ou un bien situé dans une zone sensible au nématode, ça va faire discuter le prix. La pire erreur serait de vouloir le cacher. Un vice caché, c’est le meilleur moyen de voir ta vente annulée et de finir au tribunal.

Mon conseil est simple : sois transparent. Un diagnostic complet, même s’il révèle un souci, pose des bases saines. Ça permet de chiffrer les travaux et d’en parler calmement pendant la négo, plutôt que de laisser l’acheteur paniquer et imaginer le pire. Un vendeur qui anticipe rassure toujours.

Pour toi qui achètes, cette nouvelle donne est plutôt une bonne nouvelle. Plus d’infos, c’est moins de risques. Mais ça demande d’être plus attentif.

Quand tu visites, surtout une maison ancienne, transforme-toi en détective anti-humidité. C’est le signal d’alerte numéro un pour la mérule. Fais attention :

  • Aux odeurs de moisi, surtout dans les pièces sans fenêtre ou les placards.
  • Aux murs qui suintent, aux peintures qui cloquent.
  • Aux plinthes ou aux boiseries qui gondolent.
  • Aux planchers qui semblent un peu trop souples par endroits.

Pose des questions : « Y a-t-il eu des dégâts des eaux ? La VMC fonctionne bien ? » Un vendeur honnête ou un bon agent saura te répondre.

Même s’il n’est pas encore obligatoire, rien ne t’empêche de le demander. Tu peux l’inscrire comme Clause particuliere dans le compromis de vente. C’est ta meilleure assurance. Un vendeur qui refuse sans bonne raison ? C’est un drapeau rouge.

Au final, ce diagnostic, c’est une protection pour toi. Il amène de la clarté et de la sécurité dans la plus grosse dépense de ta vie. Mon boulot, c’est aussi de t’aider à y voir clair dans ces rapports et à prendre ta décision avec toutes les cartes en main.

Bon, maintenant qu’on a parlé technique, parlons argent. Parce que c’est bien ça la question : comment le marché immobilier de Mimizan va-t-il réagir ? Est-ce que les prix vont chuter ?

Pour commencer, regardons les chiffres actuels. Selon les données de MeilleursAgents, le prix moyen à Mimizan tourne autour de 4 147 €/m², tous biens confondus [3]. Ce qui est intéressant, c’est qu’il n’y a quasiment pas de différence entre les appartements (4 180 €/m²) et les maisons (4 128 €/m²).

Ce prix nous place bien au-dessus des communes voisines. On est environ 40% plus cher qu’à Aureilhan, par exemple. C’est la preuve de l’attractivité de Mimizan, et ça, c’est notre force.

Si on zoome sur les derniers mois, on voit une légère baisse (-4,2% sur 3 mois). C’est un ajustement normal après la folie des années post-Covid. Mais si on dézoome, la tendance de fond est impressionnante : +24,9% sur 5 ans et +70,9% sur 10 ans [3]. Le marché local est donc solide sur le long terme.

Pour résumer, voici où on en est :

Type de bienPrix moyen m²Fourchette de prixTendance 3 derniers mois
Appartement4 180 €1 957 € – 6 911 €-4,2%
Maison4 128 €1 836 € – 7 200 €-4,2%
Moyenne4 147 €N/A-4,2%

(Source : MeilleursAgents, Nov. 2025)

Mon analyse, basée sur ce que je vois tous les jours, c’est qu’il ne faut pas s’attendre à un effondrement. Le marché va plutôt se diviser en deux.

  • Les biens de qualité, bien entretenus et sans problème de mérule, vont garder leur valeur. Ils pourraient même devenir plus recherchés, car ils seront perçus comme des valeurs refuges.
  • Les biens plus anciens, avec des doutes sur l’humidité ou mal situés (en bordure d’une forêt qui deviendrait malade), vont souffrir. Les acheteurs auront des arguments solides pour négocier le prix à la baisse, et ils ne s’en priveront pas.

En clair, 2026 sera l’année de la prime à la qualité. Un bien sain et bien placé se vendra toujours bien à Mimizan. Un bien avec des défauts se vendra plus difficilement, ou avec une décote plus importante qu’aujourd’hui.

Si tu n’as que 30 secondes, voici les trois points essentiels :

  1. Le nématode du pin est à nos portes, mais pas encore dans la maison. Mimizan est en vigilance, mais hors de la zone de crise. Le risque principal est une dégradation de notre cadre de vie forestier à moyen terme.
  2. La mérule, c’est le vrai sujet chaud pour 2026. Le diagnostic va quasi certainement devenir obligatoire. Anticipe-le si tu vends, et exige-le si tu achètes. C’est la nouvelle règle du jeu.
  3. Le marché de Mimizan ne va pas s’effondrer. Les prix se stabilisent après une grosse hausse. En 2026, les biens de qualité sans défauts garderont leur valeur. Les autres devront faire un effort sur le prix. La prime à la qualité n’a jamais été aussi vraie.
  • Un diagnostic mérule, ça coûte vraiment un bras ?Non, mais ce n’est pas gratuit. Compte entre 300 et 600 € pour une expertise sérieuse avec prélèvements. C’est le prix de la tranquillité pour sécuriser une vente à plusieurs centaines de milliers d’euros.
  • Mon pin jaunit, je dois paniquer ?Pas de panique, mais sois réactif. Si le jaunissement est très rapide (quelques semaines) et que l’arbre entier devient rouge, contacte la mairie ou la DRAAF. Eux seuls peuvent confirmer si c’est le nématode.
  • Vendre ma maison à un bon prix à Mimizan en 2026, c’est encore possible ?Oui, mille fois oui. Le marché reste très demandé. La clé, c’est un bien entretenu et un dossier de diagnostics nickel. La transparence, ça paie toujours.
  • Alors, acheter ou vendre en 2026 ?Les deux ! Si tu vends un bien de qualité, tu trouveras preneur à un bon prix. Si tu achètes, tu bénéficieras d’un marché plus transparent et plus sain. C’est un bon moment pour faire de bonnes affaires, dans un sens comme dans l’autre.

Voilà, je t’ai tout dit. Sans filtre. Mon but n’est pas de t’inquiéter, mais de te préparer. Oui, le nématode et la mérule sont deux nouveaux défis pour nous, les amoureux de Mimizan. Mais ce ne sont pas des fatalités.

Ce qui fera la différence, c’est ta capacité à anticiper. Un vendeur qui fait ses diagnostics avant tout le monde gagne en crédibilité. Un acheteur qui pose les bonnes questions sécurise son avenir. Et un bon conseiller immobilier, son rôle, c’est d’être le chef d’orchestre de tout ça.

Mimizan a des atouts incroyables : nos plages, notre forêt, notre lac, une vraie vie locale… C’est ça, notre richesse. Et elle est bien plus forte qu’un champignon ou un parasite.

Tu as un projet de vente ou d’achat et tu veux en parler concrètement ? Appelle-moi. On prend un café et on regarde ton cas personnel. C’est mon métier, et c’est toujours un plaisir de le faire ici, chez nous.
À très vite,

Merci à Luc Pasquier, diagnostiqueur local, pour toutes ses explications précises et le temps qu’il m’a accordé.

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